vendredi 18 juillet 2014

Nos débuts au Sri Lanka: De Négombo à Kandy

Du 10 au 13 juillet 2014

Comme tout bon aéroport asiatique, celui de Colombo possède un comptoir de taxi, où les prix sont clairement définis en fonction de la ville de destination. 
Colombo, trop chère et éloignée ne nous a pas séduits et nous avons choisi de poser nos valises à Négombo, petite station balnéaire à seulement 10 km au nord de l'aéroport...


Une première constatation s'impose rapidement à notre arrivée: l'hôtellerie est moins bonne et plus chère, le rapport qualité prix que nous connaissons depuis 5 mois va en prendre un coup. Après d'infructueuses recherches, nous nous sommes fixés dans une petite guest, pas reluisante mais au moins a-t-elle eu l'avantage d'être bon marché: 1500 roupies, soit 9€ environ. Sauf qu'à ce prix, pas de petit dej, et là ça change tout....

Bref, on va s'habituer, comme à chaque nouveau pays.

La nourriture est excellente, pimentée, pleine de légumes, et extrêmement copieuse: deux plats pour trois suffisent amplement.
Après une nuit agitée par un violent orage, nous avons organisé grosso modo notre périple, rattrappé le retard sur le blog et le livre de voyage de Gaëtan...bref la journée est bien vite passée.





Aux aurores le lendemain, nous avons sauté dans un tuk tuk en direction de la gare, pris en urgence le train qui arrivait, direction Colombo. 1€ le trajet pour trois...on bat des records pour les transports! 










Nous avons ensuite déniché un autre train pour Kandy, notre destination finale. Pas évident de s'y retrouver entre les différents trains...et l'alphabet local!, mais les sri lankais sont là et ils vous renseignent...des hommes en uniformes guident, renseignent, aident les paumés, souvent des touristes! Les trains sont bondés, nous avons donc pris des places en seconde classe, pour éviter de se retrouver perchés sur le marche pied extérieur!



Nous avons passé un agréable voyage en compagnie d'une charmante famille, Olivier et Estelle, acompagnés de leurs filles, Anaïs et Loïs. 
Le trajet est superbe, le train avance à une allure d'escargot qui nous permet de profiter d'un paysage verdoyant, parfois escarpé. Les arrêts sont fréquents et sur les pancartes annonçant les stations, même le niveau au-dessus de la mer est inscrit.














Arrivés à Kandy en début d'après midi, nous avons sauté dans un taxi et filé en direction du lac, évitant de nous loger en centre ville, trop bruyant aux dires des voyageurs que nous avons rencontré. Tarif négocié à 2500 roupies (pfff)... sans le petit déj bien sûr, il va falloir s'habituer.

Le tour du lac artificiel est prétexte à une sympatique balade pour rejoindre le centre ville, où presque tous les commerces étaient fermés pour quelque célébration. 


Nous avons en chemin croisé des varans...


de beaux oiseaux...




et un défilé assez bruyant et surprenant...






Nous avons découvert les délicesde la cuisine locale: kabul, kottu, rotti, curry, piments, jus de fruits...dans les gargotes perdues dans le dédale des rues adjacentes aux routes principales.




Le lendemain, nous nous sommes laissés portés par nos pieds, qui nous ont conduit aux pieds du très grand bouddha blanc qui domine la ville...








fait traverser le marché central...






en passant par la clock tower...


et devant des églises, prouvant bien la mixité de croyances du pays.


En chemin, nous avons croisé un professeur de danse, qui nous a fait visiter l'école où il enseigne devant plus de 1300 élèves...plutôt sympa la salle de classe, non?



Comme les enfants fabriquent ici des batiks, selon la même méthode qu'à Bali, avec de la cire, de l'eau bouillante et des teintures naturelles, nous avons pour une fois craqué et fais une emplette en même temps qu'un bon geste... 

Nous en avons profité pour acheter des places pour l'un des spectacles de danses traditionnelles pour la fin d'après midi...





L'après midi justement, que nous avons passée à visiter le Temple de la Dent, immense construction où est jalousement conservée une dent de Bouddha, offerte par un moine après la crémation du corps du prince, c'est pas rien...
















La relique est enfermée dans six petites boîtes en or, elle mêmes enfermées dans un petit sanctuaire, fermé au public, sauf lors des trois cérémonies quotidiennes. Les croyants forment alors une longue file, viennent ici faire des offrandes en passant devant le sanctuaire dont les portes sont ouvertes à cette occasion. 






Les pélerins prient avec ferveur, assis au sol, mêlés aux nombreux visiteurs, la pression est terrible, le piétinement obligatoire... On ne voit au final pas grand chose, mais on devine, on ressent cette dévotion, c'est l'ambiance qui prime plus que la relique elle même.


En sortant, nous avons donc assisté à une représentation, attraction bien touristique mais il faut parfois en passer par là. Nous nous sommes rendus compte que certaines danses présentent de fortes similitudes avec leurs cousines de l'Asie du sud est... 



Nous avons le soir venu décidé de repartir dès le lendemain en direction du nord, vers le rocher de Sigiriya, ayant une indigestion des bruits des villes et de la pollution depuis Kuta, puis Kuala...nous avons besoin de calme et de campagne!